Historique du tonfa:
Des origines d'Okinawa
Le tonfa originaire du monde paysan japonais est conçus pour le battage et la mouture des céréales et des légumes. Il fut adopté comme arme lorsque la division du peuple japonais en caste devint immuable et que le droit de porter des armes fut exclusivement réservé à la caste des samouraïs.

Le tonfa, arme de l'île d'Okinawa, est né en 1677 à la suite de l'interdiction faite par le roi aux paysans et pécheurs de porter une arme. Ils utilisèrent alors leur outil de travail pour se défendre. Le tonfa ou tuifa est, à l'origine, la manivelle des moulins qui permet d'écorcer le riz.
Celle-ci permettait de faire tourner les meules. Lors des invasions chinoises et japonaises d'Okinawa au 16ème siècle, les habitants de l'île se voient confisquer et interdire la possession de toutes leurs armes. Les habitants de l'île d'Okinawa mettent une stratégie de combat à main nues pour lutter contre les brigands et les pillages, inspirée des techniques de kempo et de boxe chinoise : le kobudo d'Okinawa est né (bu do = art martial - Ko = ancien). L'apprentissage de cette nouvelle discipline se fait dans la plus grande discrétion. Cet art martial utilise les outils agraires comme armes. Ils regroupent plusieurs armes comme le tunkuwa (la poignée de meule), le nunchaku (le fléau à 2 branches en bois), les kamas (les faucilles), les sai (tridents métalliques), le jitte, le suruchin (longue corde équipée d'un lest à chaque extrémité) Ils apprendront très vite à se servir du maniement du tonfa. Le tonfa appuyant la partie longue du battant contre la face dorsale de l'avant bras, constituant ainsi une surface susceptible de parer un coup. La section restante dépassant de la main et s'avérant très utile pour porter des coups droits. Une rotation rapide du poignet projetant en avant le battant qui, grâce à sa vitesse et son poids, peut frapper avec une force surprenante.

L'Amérique
C'est à partir des années 60 -70 que l'Amérique utilise, les premiers, le tonfa au sein de leurs forces militaires et policières, un bâton de défense baptisé PR 21 qui est plus long que son ancêtre 60cm contre 50 cm pour le tonfa traditionnel. Ils transformèrent leur bâton de police en y ajoutant une poignée latérale au tiers de sa longueur ; depuis la police américaine l'a adopté sous l'appellation Monadnock-PR24-Police-bâton.
La France
Il faut attendre 1986 pour que monsieur Robert PATUREL fasse connaître le tonfa "sécurité" en France. Celui-ci constitue une arme très dangereuse construite en matériaux composites très rigides. De nos jours, beaucoup de communes ont doté la police municipale de cet instrument dissuasif et simple d'utilisation. Malgré tout, il demande une grande souplesse et une grande agilité du poignet. Le pratiquant doit exercer une tension quasi permanente dans le poignet. La police municipale, la police d'état, la gendarmerie, les CRS apprennent à l'utiliser contre des assauts et attaques diverses, ripostes, manipulations en toutes circonstances, réponses à attaques à l'arme blanche ou tout objet contendant et autre batte de base-ball.

Catégorie : 6ème (port et transport réglementé)
Matière: Matériaux composites, Polycarbonate en règle générale.
Poids: Environ 600 grammes
Longueur: 50 ou 60 centimètres
Le tonfa est composé de 2 parties:
Le corps, la poignée latérale.
Le corps se compose du petit côté dont l’extrémité s’appelle "le Talon" et du grand côté dont l’extrémité s’appelle "la Pointe".
La continuité de ces deux côtés forme une ligne imaginaire dite: "Ligne de Coupe".
L’extrémité de la poignée latérale s’appelle "Tête de Poignée" .
Le bâton de protection à poignet latérale (tonfa) s’adresse particulièrement aux forces de l’ordre, policiers, gendarmes, militaires et agents de la paix.
Il peut être néanmoins utilisé sous certaines conditions par des agents de sécurité privée.
L’objectif de son utilisation est la maîtrise d’individu dangereux par la recherche d’un avantage moral et tactique face à un ou plusieurs individus dangereux et déterminés armé d’une arme blanche ou contondante.
L’efficacité professionnelle prime pour se protéger.
La strict application du cadre légal ainsi que le respect total de l’intégrité physique sont incontournable pour une bonne utilisation.
Avantage du tonfa
-techniques simples efficaces retenues et restituées facilement par tous (sexe age physique)
-permet une intervention en parfaite adéquation avec la législation l’éthique et la médiation
-protège l’intégrité physique de l’agent car il permet d’éviter le corps à corps
-effet et impact psychologiques à la sortie de l’arme
ATTENTION : LE BATON DE DEFENSE A POIGNEE LATERALE (BDPL OU TONFA) EST UNE ARME DE 6EME CATEGORIE .SON PORT ET SON TRANSPORT SONT INTERDITS SANS MOTIF LEGITIME .
La formation au TONFA
ou Baton de Défense à Poignée Latérale
Objectif général.
En fin de formation ,le stagiaire aura assimilé les connaissances et les habilités lui permettant de développer une philosophie d’intervention et des techniques professionnelles lui permettant de maitriser tout en respectant le cadre légal en vigueur un individu.
Les cours se présente sous forme d’exposés théoriques de démonstrations et d’exercices de restitution ce mettant au plus proche de la réalité.
Utilisation de l’arme.
Le recours à l’arme doit obligatoirement être précédé d’injonction et de sommation pour les raisons suivantes :
-Répondre et satisfaire aux cadres légaux relatifs à l’utilisation de l’arme.
-tenter de soumettre l’individu à obtempérer aux sommations.
-Eviter l’utilisation effective de l’arme.
Conditions de dégainage de l’arme.
Pour cela il est impératif que l’utilisateur du tonfa soit en présence d’un individu armé menaçant ou faisant usage d’une arme de 6eme catégorie.
Il est possible de dégainer pour dissuader mais il faudra alors parfaitement maitriser ses gestes.
Utilisation de l’arme.
Des qu’il y a violences commises sur un agent ou un tiers avec une arme de 6eme catégorie. 
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